Compte-rendu 06/04 – Bayonne-Biarritz

Nos espoirs se sont imposés 26-13 face au Biarritz Olympique samedi après-midi. Retour sur la rencontre.

Simple et basique…

Deuxième match de la semaine dans ce qui est sûrement le seul vrai derby existant du sport français avec un retentissement national, même si ce second match ne se vit qu’au plus près de cette côte basque, si prompte à s’enflammer pour tout ce qui est jeux de balles ou de ballons.
La foule locale a envahi les remparts de Vauban, là où se niche le stade Belascain et je parie que de là-haut, le regretté Christian a du aimer le spectacle proposé, émotion simple.
Coup d’envoi basique, les bleus jouent chez les rouges, vêtus de noir, simple
Tactique simple et basique
Premier accrochage, l’électricité est dans l’air, échanges de coups dixit l’arbitre qui après avertissement verbal et remontrances oubliées, ne juge pas utile de sanctionner cette première échauffourée, simple, la bonne décision n’est pas prise, basique
Cheikh Tiberghien passe son premier coup de pied de l’après-midi, basique, simple.
Mais on sent que la poudre allumée est loin d’être éteinte et ce qui devait arriver arriva, les deux géants du pacifique relancèrent le feu mal éteint, la mèche se propagea à tous les joueurs, basique.
Les bleus ne baissèrent pas la tête devant les rouges en noirs, à l’équipage surdimensionné en ce match à ne pas perdre, l’affrontement fût bref et intense, puis le calme revint, simple
Un carton jaune de chaque côté, 10 minutes de frigo et le jeu reprit son cours avec l’envie et la saine agressivité nécessaire à ce type de match, les basiques en somme.
Le trop plein d’adrénaline, s’était évacué, comme des eaux usées dans un caniveau, en pente douce, simple.
Au 1/4 d’heure le BO égalisa, les deux équipes se rendaient coup pour coup, dans le bon sens du terme, placages virulents et percussions énergiques, simple.
Une échappée, plein axe de Fuster, un relais de Lestrade, une passe au pied, Marty qui récupère le ballon et se fait plaquer à quelques mètres de l’en-but biarrot, mais l’arbitre considère que l’on se met à la faute, ça râle dans les travées bondées, basique.
Cheikh, après une récupération aérienne et acrobatique, d’une grosse chandelle biarrote, passera une nouvelle pénalité juste avant la mi-temps, simple, 6-3 pour nos couleurs.
Dès la reprise, le BO égalisera, les enfants d’Aguilera ne lâcheront rien, un derby ne se galvaude pas, c’est un basique
Mais presque en suivant, Bergougnoux venu au relais de l’entrant, Chateauraynaud, allongera son double-mètre en terre promise, Cheikh, métronome, enquillera la transformation, sans trembler, simple.
13-6, un premier écart, qui s’aggrandira avec une nouvelle pénalité réussie par le buteur Bayonnais, en verve, en cet après-midi coloré de bleu, blanc et rouge, basique.
16-6, 10 petits points, un matelas insuffisant, quand à l’heure de jeu, les biarrots se virent accorder un essai de pénalité, suite à une série de mêlée cabossée, sur notre ligne de but, 16-13, tout est à refaire, simple.
Les bleus remettent, à nouveau, le cœur à l’ouvrage, Lalanne bouscule à grands coups d’épaules ses adversaires, dévorant les mètres de sa foulée nonchalante, manquant d’un bout de doigt, d’aplatir un nouvel essai , au bout d’un sprint échevelé, mais l’arbitre laissa l’avantage au doute et donna un renvoi au vingt-deux, basique.
Loin d’être abattu, les Bayonnais remirent le couvert, fulgurance de Cheikh, essai de Mamao, crampes d’Enzo, basique
Maile venait de chasser deux ans de galère, oú ses genoux l’ont mis à terre, mais il a su se relever pour renaître dans ses trente mètres de course, ballon calé sous le bras, la ligne, rien que la ligne, simple.
Cheikh transforme, 23-13.
Bergougnoux tentera le doublé, mais son dribbling, à l’irlandaise, ne trouvera plus assez de pétrole pour activer, encore un peu, le moteur qui s’était mis, depuis quelques instants, en mode réserve, c’est la base quand on revient d’une longue blessure et qu’on n’a pas joué un match entier, ´depuis plus de quatre mois.
Cheikh aura le dernier mot, une dernière pénalité, sur la sirène, scellera le sort et le score de ce match, a nul autre pareil, 26-13, simple et basique.
Le public présent a longuement applaudi la victoire de ses favoris, dans ce match si particulier, qui même s’il n’efface pas la défaite du jeudi précédent, en atténue, quelque peu, l’amertume et nous laisse l’occasion, en cette semaine de derby, d’avoir le dernier mot, simple et basique.
Prochain et dernier match de la saison à Clermont-Ferrand le 28 avril.
En sortant du stade, je crois avoir entendu chanter des supporters goguenards, quelque part, au coin de la bodega improvisée, un truc qui ressemblait à un chambrage enfantin :
Basique, simple, simple, basique
Vous n’avez pas les bases…

 

Points Bayonne :
2 essais : Bergougnoux, Mamao
2 transformations : Tiberghien
4 pénalités : Tiberghien
Points Biarritz :
1 essai de pénalité
2 pénalités
Composition de l’equipe :
1 – Ezpeleta
2 – Bidart
3 – Lalanne
4 – Bergougnoux
5 – Polutele. M
6 – Hourcade Aïtor
7 – Hourcade Yon
8 – Bidegain (cap)
9 – Hardy
10- Gouaux
11- Fuster
12- Lestrade
13- Mamao
14- Marty
15- Tiberghien
Remplaçants :
16 – Lagouarde
17 – Dumain
18 – Pachebat
19 – Monteiro
20 – Chateauraynaud
21 – Dolhagaray
22 – Ayarza
23 – Iturria

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