Compte-rendu 26/01 : Bayonne-Lyon

Nos espoirs se sont largement imposé face au LOU 45-03. Retour sur la rencontre avec le résumé de Pierre Navarron.

L’esprit des lois…

Il ne fallait pas arriver en retard, de toute façon les retardataires ont toujours tort, dès la 2ème minute Manu Ordas ouvrait le score par une pénalité (3-0), qui récompensait notre domination outrageuse de ce début de match
A peine le temps de réengager le ballon que celui-ci revenait dans le camp des Lyonnais et que Chateauraynaud, demi de mêlée vif argent, s’en allait sur un petit côté, se servait de son ailier comme leurre et pointait le premier essai de l’après-midi, transformation réussie par Ordas (10-0) 4ème minute
Ce même Manu passera une nouvelle pénalité quelques minutes plus tard, juste avant que les Riverains de Saône et Rhône, en apnée depuis le début du match, ne réduise la marque par pénalité également, la seule qu’ils eurent à tenter de tout le match (13-3)
Sur le coup d’envoi de ces premiers points encaissés, comme une leçon, enfin,  bien retenue, notre ailier droit du jour Iñaki Ayarza, frère du joueur pro, s’en alla cueillir le ballon sur la tête des avants adverses, traversa leurs lignes comme un couteau coupe le beurre et s’en alla, tout seul, tranquille comme baptiste, marquer son premier essai de la saison, qui ne sera malheureusement pas transformé (18-3) à la 25eme minute
Juste avant la mi-temps, Chateauraynaud, toujours à l’affut alla inscrire son doublé, auquel Manu Ordas ajouta les 2 points de la transformation
La pause fut sifflée sur ce score, sans appel, de 25-3
Dès le début de la seconde reprise nous avons repris notre domination sans partage, continuant cette alternance entre avants et trois-quarts, entre jeu dans l’axe profond et son pendant corollaire au large, qui faisait tirer la langue de certains joueurs, mains sur les genoux lors des rares arrêts de jeux
Ordas enquilla une nouvelle pénalité à la 53eme minute (28-3), avant d’aller, quelques instants plus tard, scorer lui aussi les 5 points d’un essai, qu’il ne transforma pas (33-3)
Plusieurs occasions furent laissé en route, mais Villacampa marqua à nouveau à 10 minutes du terme, juste après le poteau de touche, qui fut decapité par une tentative désespérée, d’un défenseur aux abois et dépité (38-3)
Manu Ordas, particulièrement en verve, en ce samedi se vit projeté en touche à moins de quelques centimètres de l’en-but, après une longue course de près de 80 mètres et un raffut qui n’avait plus la force de repousser le dernier défenseur Lyonnais, venu à l’arrache, l’empêcher de conclure victorieusement, sa chevauchée au long cours
Mais quelques instants plus tard, comme une heureuse conclusion, en ce doux samedi, juste avant le dernier coup de sifflet de l’arbitre, remarquablement discret, privilégiant le jeu avant tout, le jeune Leclerc Tarian signa son entrée par un dernier essai, nous permettant de passer la barre des 40 points marqués et de conforter, un peu plus, notre bonus offensif et c’est Manu Ordas qui apporta les deux derniers points en transformant cette dernière marque, ce qui n’était que justice pour celui qui avait marqué 20 points lors de cet après-midi prolifique et qui était un peu, l’homme du match, même si l’on retiendra avant tout l’œuvre d’un collectif, pour une fois à l’unisson, sans aucun retard à l’allumage ou de sautes d’humeur intempestives
45-3, c’est presque le numéro d’un article de loi, mais dans l’esprit, ce n’est que le résultat final d’un joli match de rugby
Samedi prochain, c’est enfin le retour à Belascain, pour un match en retard contre Narbonne à 15h30, on espère la même réussite dans notre stade fétiche aux pierres centenaires
Pour Bayonnne
6 essais de : Chateauraynaud (2), Ayarza, Ordas, Villacampa, Leclerc Tarian
3 pénalités et 3 transformations : Ordas

Aymeric Luc
Inaki Ayarza, Yan Lestrade, Guillaume Martocq, Sébastien Villacampa
Manuel Ordas (o), Rémy Chateauraynaud (m)
Tom Darlet, Mattin Bidegain, Anthony Aguerre
Louis Castillon, Yon Hourcade
Mathis Dumain, Ismaël Martin, Jon Zabala

Entrés en jeu : Thomas Lagouarde, Pello Ezpeleta, Enzo Polutélé, Allan Leclerc Tarian, Enzo Hardy, Hugo Barada, Thomas Dolhagaray, Frantxoa Iturria.

Photo : © Isabelle Ezpeleta

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