Compte-rendu 15/12 : Oyonnax-Bayonne

Nos espoirs, se déplaçaient à Oyonnax pour le dernier match de l’année civile. Ils se sont inclinés 38-32.

 La remontada remontée…

17 points, tel était notre débit à la mi-temps de ce match dans les froides terres du haut-bugey, le benchmark de 14 points, ce si fameux seuil de référence d’où paraît-il on ne revient pas, où alors exceptionnellement, ce qui confirme, toujours, la règle.

Comment en était-on arrivé là ??
Rembobinons le film depuis son début, au coup de sifflet initial de l’arbitre du jour.
Le bonnet et les gants étaient de sortie, la température ambiante ressemblait à un frigo en très bon état de marche, sauf sur le terrain où les deux équipes se réchauffaient avec un bel engagement entre un pack noir et rouge au très lourd tonnage et les cavaliers légers vêtus de bleus.
Le match était équilibré, jusqu’à cette 6ème minute ou sur un ballon haut dans nos 22 mètres, nous nous ratons sur la réception.
Le rebond profite aux Oyonnaxiens qui vont marquer le premier essai du match, transformation réussie (7-0).
Le jeu est toujours équilibré, malgré ce coup du sort, les équipes se rendent coup pour coup, mais quelques scories malencontreuses viennent anéantir nos premières incursions dans les 22 mètres adverses.
À la 12ème minute, Aymeric Luc, récupère un ballon sur nos 40 mètres et se lance dans un slalom aux crochets électriques, un premier zig à son vis-à-vis, un second zag a un autre revenu en travers et le zig-zag enfin réuni, au troisième embrouillé par cette action personnelle digne de Cheslin Kolbe et sa qualité de pied.
Repris au pied des poteaux par un ailier supersonique, une mêlée ouverte s’ensuit où les noirs se mettent à la faute, première pénalité réussie par Cheikh Tiberghien.
Malheureusement, comme trop souvent, nous cafouillons le coup d’envoi par un en-avant évitable, une mêlée est ordonnée, le ballon, en première main, parvient au niveau des centres, nous sommes mal disposés.
Le centre Stanaway, ancien champion du monde -20 et international à 7 all-black, entrevoit l’espace, prend le trou et va marquer tout seul, en très bonne position, transformation étonnement ratée par le buteur d’Oyonnax (12-3).
Nous revenons dans le camp adverse, percée plein axe de Lalanne, relais de Durtetre, la spontanée si cher à Villepreux, prend forme, sortie rapide, nouveau jeu dans l’axe des avants bleus, le jeu passe par le sol, Chateauraynaud écarte sur l’exterieur, Martocq s’enfonce, comme une épée dirait Moscato, dans la ligne de défense adverse, passe les bras à l’ancienne et donne à Le Gall décalé sur son aile. Ce dernier efface son adversaire en coupant brutalement sa course, comme arrêté par un stop imaginaire, le bus noir attrape le vide et notre Eliacin bayonnais s’en va marquer en coin, non transformé par Cheikh (12-8).
Normalement on apprend de ses erreurs, il faut croire que l’adage ne marche pas pour nous, coup d’envoi, nouvel en-avant, repris devant, pénalité pour Oyonnax (15-8).
Le match s’équilibre à nouveau, nous menons quelques belles attaques mais il y a toujours la mauvaise passe ou la mauvaise inspiration qui annihile toutes ces occasions, laissant le score en l’état.
La mi-temps est proche, on se dit que ce score est plutôt bon, compte tenu de toutes nos approximations et d’un carton blanc à Lalanne qui nous fait jouer à 14.
Nous sommes à la 38ème minute, ballon pour nous, nous tapons un coup de pied à suivre qui sort en touche à moins de 10 mètres de la ligne d’en-but d’Oyonnax.
Pas assez concentrés nous laissons les Oyonnaxiens jouer la touche.
Rapidement, le ballon est vite écarté, un premier plaquage raté, un raffut précis, un une-deux, main à main et l’essai de 80 mètres prend forme et finit entre les barres, transformation réussie (22-8).
Nous boirons la coupe jusqu’à la lie dans cette 1ère mi-temps pénible, en encaissant une dernière pénalité juste avant de rentrer aux vestiaires se réchauffer et de laisser aux entraîneurs l’occasion de remettre l’église au centre du village, score à la mi-temps (25-8, cité plus haut…).

 

Durant les 10 premières minutes rien n’est marqué, un petit côté gagnant de Chateauraynaud est malheureusement perdant suite à un en-avant, peut-être dû à une passe un peu basse.
A la 52ème minute, capitaine Darlet marque son essai, après une belle action collective, transformation de Cheikh (25-15).
Dolhagaray et Zabalza rentre à la charnière, Martocq blessé laisse sa place a Villacampa qui rentre à l’aile, Luc passant arrière et Tiberghien glissant au centre.
À peine le temps de la remise en jeu, que Dolhagaray prend l’intérieur du 10 adverse, lâche d’un gri-gri le 3ème ligne du très froid bugey, course chaloupée tout en nuance de Thomas, il fixe à la perfection l’arrière noir et rouge et donne à Zabalza qui va marquer entre les barres, transformation de Cheikh (25-22).
Oyonnax reprend le large sur une nouvelle mauvaise réception du coup d’envoi, pénalité sifflée et réussie (28-22).
On sent malgré tout que nous sommes capables d’inverser le score et de passer devant eux, on multiplie les charges dans l’axe, les bousculant régulièrement malgré le déficit de poids.
Goyenetche qui avance à chaque coup d’épaule, Lalanne perforant, restant debout et faisant jouer après lui, la belle rentrée d’Hourcade et son tempérament de guerrier et Darlet toujours présent sur tous les points chauds, y laissant son joli nez au profil trop grec pour être vrai.
Cheikh au centre, traverse régulièrement, il ouvre un intervalle en appelant à croiser son ailier dans l’espace entrebâillé, hélas un nouvel en-avant vient réduire à néant cette occasion évidente.
Malgré tout à la 70ème minute, Ezpelleta marque l’essai de la remontada accomplie, Cheikh, toujours impeccable, marque à nouveau la transformation (28-29)
10 minutes à tenir, ça devient compliqué en mêlée, nous sommes bousculés et pénalisés trop souvent, le ballon revient, invariablement, dans les mains des Rhones-Alpins.
A la 75ème minute, l’inéluctable s’accomplit, mêlée à l’entrée de nos 22 mètres, petit côté du 9, on est en infériorité, 3 contre 2, pas de faute de goût, ni de main, essai des noirs, transformé (35-29) Nous prenons même une nouvelle pénalité (38-29).
Il ne reste presque plus rien, comme dit l’adage, nous jetons nos dernières forces dans la bataille, arrachant une dernière pénalité aux 30 mètres, légèrement sur la droite.
Cheikh prend le but, passe la pénalité et nous permet de prendre le bonus défensif.
C’est un moindre mal, mais c’est un match qui laisse à nouveau des regrets, la congruence des faits avec le match précédent, contre l’asm, montre un manque d’investissement et de constance sur les 80 minutes d’un match, il faut définitivement se dire qu’un match commence dès la 1ère minute et non à la mi-temps.
Retenons le positif de ce match, cette capacité de pouvoir marquer de nombreux essais et cette envie qui permet de renverser des montagnes, qu’elles soient auvergnates ou du très haut et très froid bugey.
Gageons qu’avec une année de plus dans quelques jours, cette immaturité sera gommée et nous permettra de réaliser des matchs plein de la 1ère à la 80ème minute, sans aucune interruption de faisceaux.

Pour l’Aviron Bayonnais :

4 essais :  Hugo le Gall (22′), Tom Darlet (50′), Hugo Zabalza (53′) et Pello Ezpeleta (67′)
2 pénalités et 3 transformations : Cheikh Tiberghien
Carton blanc : Alexandre Lalanne (32′)

Cheikh Tiberghien
Luc, Manuel Ordas, Martocq, Hugo Le Gall
Alex Gouaux (o), Rémy Chateauraynaud (m)
Darlet (cap), Aguerre, Duterte
Zabala, Eranossian
A. Lalanne,I. Martin, Goyeneche

Entrés en jeu : Lagouarde, Ezpeleta, Castillon, Hourcade, Zabalza, Dolhagaray, Villacampa, Iturria

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