Compte-rendu 25/11 : Bayonne-Clermont

Nos espoirs, qui recevaient l’ASM pour le dernier match de la phase aller, se sont inclinés 38-44.

La presque remontada

Les jaunes, pléonasme de gilets en ces temps perturbés, venaient nous rendre visite en ce dimanche après-midi aux couleurs maussades et fraîches, même si ces dernières ne sont pas des couleurs primaires, les jaunards de Clermont, eux ne s’embarrassent pas de fioritures saisonnières et tirent les premiers, ce que l’on croyait seulement réservé aux sujets de sa gracieuse majesté.

Dès la 2ème minute une première pénalité leur permet de prendre la tête au score (0-3), l’arbitre, sûrement un lointain descendant de la perfide Albion, allait prendre un malin plaisir à siffler, tel un merle chanteur, de nombreuses fautes à notre encontre, sans trop de discernements à notre goût, nous y reviendrons, même si certaines étaient d’une évidence coupable, de par nos mauvais choix ou notre manque d’engagement et d’agressivité, lors de ce premier acte raté.

Les pénalités s’enchaînent, 3 d’affilées (0-9) à la 11èmeminute, il ne semblait y avoir qu’une équipe sur le terrain. Malheureusement ce n’était pas la nôtre et une seule équipe qui ne faisait pas de fautes, malencontreusement ils jouaient en jaune, la couleur vedette du week-end.
Pourtant à la 19èmeminute, suite à une première pénalité sifflée pour les bleus, nous allons jouer une pénaltouche dans leurs 5 mètres, Bergounioux, tour de contrôle périgourdine, capte le ballon avec facilité, autour de lui, le groupé-pénétrant prend forme, les clermontois se mettent à la faute, et le référé les sanctionne, alors qu’au même moment, profitant d’un cafouillage près de la ligne Arthur Duhau vient aplatir l’essai. L’arbitre plus à une contradiction près, revient sur sa première décision et accorde l’essai d’Arthur, pas besoin de vidéo, ni de VAR, l’homme au sifflet, juge suprême, en a décidé ainsi, en son âme et (in)conscience. L’essai est transformé par Cheikh Tiberghien, le score est de 7-9 pour l’A.S.M.

Le coup d’envoi vient d’être donné par les auvergnats, ils récupèrent le ballon, lance une attaque sur leur côté gauche, Aymeric Luc, à l’affût, intercepte le ballon et s’en va, seul, marquer l’essai qui nous permet de prendre la tête au tableau d’affichage, Cheikh ne transforme pas (12-9).

Le jeu reprend sa physionomie normale, nous jouons énormément dans notre camp, trop de fautes et de pénalités nous ramènent, tout le temps, à hauteur de nos 22 mètres.
À la 25ème minute, suite à une touche gagnée, à proximité de notre ligne, notre dégagement est contré, récupération des asémistes qui organisent un ruck rapide, dit fantôme dans le rugby d’aujourd’hui, pour jouer un petit côté avec l’ailier gauche qui remettra intelligemment, à l’intérieur, à son troisième ligne replacé, qui sans plus d’opposition ira marquer l’essai qui les replace devant, transformation réussie (12-16).

Sur le renvoi, nous tapons directement en touche, pas de Toulon-Bègles à l’ancienne, juste une mêlée au centre du terrain, une mauvaise organisation défensive de notre part, une 89 parfaitement jouée, le ½ de mêlée idéalement lancé dans un large intervalle qui ouvre grand l’espace pour un nouvel essai imparable, transformation réussie (12-23).

Nouvelle péripétie arbitrale, un carton blanc est adressé à Barada pour contestation piscinesque, Louganis est toujours interdit de ruck pourtant…avec pénalité a la clé (12-26). Énième pénalité sifflée contre nous, 3 points de mieux (12-29). Ultime minute, nous sommes toujours dans nos 22 mètres, diagonale de Lavernhe, le 10 clermontois en direction de son ailier qui reprend le ballon et s’en va marquer tout seul, transformation facile, mi-temps (12-36).

De deux choses l’une, soit on s’écroule et on en prend 60, soit on se lâche enfin et on se fait une remontada made in bleu et blanc.
La pièce est lancée en l’air, alors que la pluie commence est tombée et à priori, elle retombe du bon côté.
Durant 25 minutes, les joueurs vont complètement inverser le cours des choses et redonner espoir à tout un public acquis à sa cause
Tout d’abord, un nouvel essai de Duhau, sur un départ de Hardy et une longue passe Toeavesque de Chateauraynaud (19-36).

Ensuite une pénaltouche, la seule arme fatale du rugby français semble-t-il, un groupé très pénétrant, un duo de pick and go et Chateauraynaud va aplatir le ballon, pas de transformation (24-36).

Enfin, le nouveau triplé de Duhau, après un ballon ramassé et une course en solitaire, transformation de Barada (31-36).

Rien ne semble pouvoir nous arrêter, mais contrairement aux joueurs du Barça, l’arbitre n’est décidément pas avec nous, il décide que cela suffit et prend une décision, avec le manque de discernement précédemment évoqué, qui nous stoppe dans notre élan remontadesque.

Il va sanctionner d’un carton jaune Lalanne sur une faute inexistante et remettre les jaunards dans le coup, alors qu’ils donnaient l’impression de ne plus y être du tout. 5 minutes plus tard, nous étions à nouveau sanctionnés par notre ami au sifflet, le buteur Montferrandais continue son sans-faute (31-39). Ils marqueront un nouvel essai, qui aurait été semble-t-il entaché d’un passage en touche, mais l’essai sera validé par le trio arbitral, premier échec du buteur adverse (31-44).

Mais quitte à perdre, autant avoir le dernier mot, c’est Thomas Lagouarde qui mettra le point final à cette orgie d’essais (38-44), bacchanale sans victoire, la défaite est un peu amère, malgré le bonus défensif acquis de haute lutte, nous la ruminerons quelques temps encore, consolons nous en nous disant qu’on a marqué plus d’essais que nos vainqueurs, mais le sport n’est pas une science exacte et le rugby et son ballon ovale encore moins…

Pour l’Aviron Bayonnais :

6 essais : Arthur Duhau (18′, 54′, 63′), Aymeric Luc (20′), Rémy Chateauraynaud (58′), Thomas Lagouarde (80′)
4 transformations : Cheikh Tiberghien (19′, 54′),  Hugo Barada (59′, 80′)
Carton blanc : Hugo Barada (32′), Alexandre Lalanne (66′)

Barada
Luc, Tiberghien, Martocq, Duhau
Gouaux (o), Hardy(m)
Darlet (cap), Aguerre, Duterte
A. Lalanne, Bergounioux
Ezpeleta,I. Martin, Goyeneche

Entrés en jeu : Lagouarde, Bresolin, Eranossian, Bidart, Chateauraynaud, Zabalza, Ayarza, Iturria

Pour Clermont :

Essais  : W. Ndiaye, M. Alonso, K. Viallard, T. Lanen
Transforations : K. Viallard (x3)
Pénalités : K. Viallard (x6)

Photo à la une : © Pablo Ordas

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