Compte-rendu 10/11 : Stade Rochelais-Bayonne

Nos espoirs, qui se déplaçaient à La Rochelle samedi se sont inclinés 19-13 mais ramènent un point de ce voyage chez le dauphin de la poule.

La pénalité de Salomon

Le joli petit stade de Puilboreau accueillait ce match en ce samedi après-midi, à quelques heures d’une nouvelle défaite du XV de France, ultime revers, avant un armistice centenaire qui marque peut-être la fin d’une période noire pour le maillot bleu frappé du coq, c’est en tout cas tout ce qu’on lui souhaite. 
Les bleus de Bayonne débutèrent avec le vent, monopolisant le ballon pendant les premières minutes de la rencontre en s’appuyant sur le long jeu au pied de Barada, qui renvoyait inlassablement les Rochelais aux abords de leurs 22 mètres. 
Une première pénalité des 50 mètres de boum-boum Barada passa de peu à côté des poteaux, l’artilleur bayonnais a été trahi par la rafale de vent transversale, qui s’est soudain arrêtée et n’a plus ramené le ballon entre les barres comme prévu. 
Nous sommes mis en difficulté en mêlée. L’arbitre nous sanctionne, alors que nous sommes dans le camp des jaunes et noirs, touche sur nos 40 mètres, nouvelle faute sifflée, pénaltouche trouvée à proximité de notre en-but, lancer à suivre pour les Charentais, groupé pénétrant d’école, essai transformé, 7-0 au planchot.
À la 13eme minute, la fatidique comme souvent, Barada toujours régulier, suite à une pénalité donnée par l’arbitre après une faute au sol de nos adversaires trouve une touche sur la ligne des 5 mètres des rochelais. 
Lancer de Martin, prise de Bergounioux, le ballon bien porté s’enclenche groupé, tranquille et pépère, il se désaxe sur la gauche pour se rapprocher des poteaux. Une série de pick and go bien exécutés, ne pas aller trop loin, tout seul et Ismaël Martin, appuyé par ses potes de devant, marque l’essai en très bonne position pour le buteur, qui ne rate pas l’occasion de ramener nos couleurs à hauteurs des riverains du vieux port de l’Atlantique. 
Le jeu est équilibré, malgré notre équipe très jeune et inexpérimentée, composée pour plus de la moitié par des joueurs de 2000 et 1999, mais les minots de Nivadour ne lâchent rien et tiennent la dragée haute à un des leaders de la poule. 
A la 23ème minute, nouvelle penaltouche pour nous à quelques encablures de la ligne d’en-but adverse, nous sommes sur un temps fort, malmenés en mêlée, nous sommes bien mieux en touche, le coup peut-être gagnant, malheureusement Ismaël Martin, héros quelques instants plus tôt, sera sanctionné par l’arbitre, sur son lancer, pour avoir fait mine de lancer une première fois et d’avoir retenu son geste au dernier moment, ce qui est formellement interdit par le règlement, toujours, suspicieux.
Quelques minutes plus tard, même action, mais côté rochelais, dans nos 22, lancer parfait, groupé pénétrant bloqué, petit côté du 9 avec son 10 qui arrive lancé, 2 contre 1 classique, assieds-toi et donne à la perfection, l’ailier marque en coin, non transformé, 12-7.
Sur le coup d’envoi, nous sommes sanctionnés pour être partis avant le coup de pied, mêlée au centre du terrain, faute des Rochelais et pénalité sifflée pour nous, Barada prend le but et des 50 mètres passe le but avec une facilité déconcertante, le score passe à 12-10.
Nous espérons tenir ce score jusqu’à la mi-temps, on a la sensation de pouvoir faire un coup et avec l’apport de notre banc royal d’enfoncer un clou que l’on a commencé à enfoncer dans le cuir des fils de Deflandre.
Une dernière mêlée est à jouer. Introduction aux maritimes, on est à la faute, une fois, deux fois, les pénalités s’enchainent, les mêlées aussi et ce qui devait arriver, arriva. Carton blanc pour Bressolin, on sort un ailier pour faire rentrer Dumain, le côté droit rochelais tangue à son tour, les deux packs se relèvent, l’arbitre convoque les premières lignes, on s’y remet, rien a faire, ça bouge de tous les côtés, on recommence, nouvel échec. L’arbitre décide à nouveau de sortir un blanc de chaque côté, Dumain reprend le chemin de la touche accompagné du droitier de La Rochelle et de notre deuxième ailier pour permettre à Ezpeleta de faire sa rentrée. À 13 contre 14 on subit à nouveau et à la 40ème + 5mn, après 10 mêlées, l’arbitre accorde un essai de pénalité aux charentais, 19-10, Salomon avait son choix et l’essai de pénalité était son jus.

À la reprise, vu la longueur des arrêts de jeu, Bressolin sorti à la 39eme minute, rentre à la 42eme, malgré le vent contre nous, nous jouons dans le camp adverse et nous continuons notre bonne prestation d’ensemble. 
La rentrée du banc, comme attendu, nous permet de prendre le dessus dans le jeu, d’être à nouveau conquérant en mêlée et de porter inlassablement l’action chez l’adversaire. 
Barada passe une nouvelle pénalité qui nous ramène à 6 points (19-13).
Les Rochelais ne passent plus la ligne médiane, nous avons plusieurs fois l’occasion de porter l’estocade, soit pour nous rapprocher d’eux, soit pour passer devant, malheureusement des mauvais choix, des lancers aléatoires, des en-avants innoportuns nous prive toujours de toucher le graal du jour.
La fin du match s’approchait, inexorable, on sentait nos bleus rageurs et frustrés, un dernier plaquage brutal et un peu en retard sur le 9 adverse mettait le feu aux poudres et une générale illuminait le pré charentais, un peu de sang, beaucoup de cris et de vociférements, des gnons et des marrons de saison, un arbitre qui siffle encore et encore, 2 cartons rouges, un de chaque côté, 2 piliers ensanglantés, un de chaque côté, qui se feront recoudre l’un après l’autre, chacun de son côté.

Le match est fini, des regrets, de la fierté des jeunes joueurs qui ont fait jeu égal… ou presque, tout se mélange. Le regard est déjà porté sur la semaine prochaine où nous allons faire le plus court déplacement de l’année, 5,7 km, pas un de plus dans un endroit qu’on appelle Aguiléra

Pour l’Aviron Bayonnais :
1 essai : Ismaël Martin
1 transformation et 2 pénalités : Hugo Barada
Composition de l’Aviron Bayonnais
Paul Bressolin – Ismaël Martin – Alexandre Lalanne
Bastien Bergounioux – Enzo Polutélé
Tanguy Duterte –Tom Darlet (cap) – Allan Leclerc Tarian
Hugo Zabalza (m) – Thomas Dolhagaray (o)
Hugo Le Gall – Inaki Ayarza – Cheikh Tiberghien – David Ducout
Hugo Barada
Remplaçants : Andoni Goyeneche, Mathis Dumain, Paul Pachebat, Anthony Aguerre, Rémy Chateauraynaud, Guillaume Martocq, Sébastien Villacampa, Pello Ezpeleta.

Photo à la une : Héloïse Kosc

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