Compte-rendu 14/10 : Bayonne-Perpignan

Retour sur la victoire de nos espoirs, dimanche après-midi, contre l’USAP 22-12.

Une histoire d’eau…

Fidèle à sa légende la côte basque nous offrit (presque…) les quatre-saisons dans la même journée, l’été avec ses 25 degrés, le matin, à l’heure du rendez-vous d’avant match, l’automne sur le coup de midi avec ce vent d’ouest plus frais, qui fit sortir les premières laines et enfin l’hiver, à l’heure du match où s’étaient donné rendez-vous une température glaciale et ses -12 degrés par rapport au matin et une pluie diluvienne et continuelle, seul le printemps était absent, il avait sûrement mieux affaire ailleurs avec Vivaldi ou un Collazo qui doit l’attendre renaissant.

Le coup d’envoi fut donné sous les bourrasques de pluie et de vent mélangés, le jeu en pâtit forcément, nombre de fautes de main, d’en-avant, d’approximations limitèrent ce match aux basiques de la touche et de la mêlée, du jeu à une passe et de hautes chandelles qui n’en finissaient pas de retomber. 
Ainsi, débuta le chassé-croisé des buteurs et c’est Perpignan, honneur aux invités, qui ouvrit le score en premier, Ordas lui répondit peu après et ainsi de suite jusqu’à la mi-temps, qui voyait les sang et or virer en tête, 12-9 en leur faveur.
Au cours de ce premier acte, on assistait également au début de Ndvolu, le nouveau pilier Sud-Africain, récemment arrivé au bord de la Nive, un joli baptême arrosé par la pluie basque, une eau sûrement bénite si on en croit les augures.

En seconde mi-temps on réorganisa le pack bayonnais en faisant rentrer Mathis Dumain en tronche, en décalant Ndvolu en 8 et en avançant Maka Polutele dans la cage à la place de Pachebat blessé, fort de cette nouvelle organisation le pack bayonnais prit nettement le dessus sur celui des Catalans, notamment en mêlée, ce qui nous permettait d’égaliser, puis de prendre la tête à 20 minutes du terme de ce match. 
À 10 minutes de la fin du match, le 10 perpignanais se retrouve dans une position idéale pour passer un drop, à vingt-cinq mètres environ de nos poteaux, il prit tellement de temps pour armer son drop (autant de temps qu’on peut prendre pour tuer un âne à coup de figues molles…), que Dolhagaray, qui était rentré en position de centre, pourtant placé à presque vingt mètres de lui. , arrive à le contrer et pousse le ballon dans un dribbling à l’Irlandaise, jusqu’à l’en-but des rouges et jaunes du jour, il marque aux pieds des poteaux et nous permet de prendre un avantage conséquent, sous les tombes d’eau qui s’étaient mises un peu à l’arrêt, ce qui peut sembler très paradoxal.
Nous avons conservé le score, malgré un dernier baroud d’honneur des visiteurs, qui essayèrent en vain d’aller chercher un point de bonus défensif, ce malheureux petit point qui de toute façon n’aurait pas suffit à leur bonheur, eux qui étaient venus pour ramasser une victoire à l’extérieur, mais nous n’étions pas d’humeur à faire de cadeaux, nous avions laissé tout le stock de gifts du côté de Toulon. 

L’arbitre a sifflé la fin du match, libérant les spectateurs frigorifiés et trempés, de cette longue histoire d’eau, leur permettant d’aller se réchauffer sous une douche, pour les joueurs, à l’abri pour tous les autres.
Prochain match, samedi prochain à Lyon, en espérant que les histoires d’eau ne se répètent pas et que pour le coup le soleil sera de la partie entre Saône et Rhône…
À noter la première feuille de match d’Enzo, le frère de Maka, ce qui permit en fin de match de les faire jouer ensemble la fratrie Wallisienne. Sortie sur blessure d’Ordas également, qui occasionna l’entrée de Rémi Chateauraynaud à la mélée et le déplacement d’Alex Gouaux en 10.

Pour l’Aviron Bayonnais :
1 essai : Thomas Dolhagaray
1 transformation : Rémy Chateauraynaud
5 pénalités : Manuel Ordas (2), Rémy Chateauraynaud (3)
Composition de l’Aviron Bayonnais
Bandisa Ndlovu – Ismaël Martin – Pello Ezpeleta
Louis Castillon – Paul Pachebat
Tanguy Duterte – Makatuki Polutélé – Mattin Bidegain (cap)
Alex Gouaux – Manuel Ordas
Sébastien Villacampa – Yan Lestrade – Guillaume Martocq – David Ducout
Aymeric Luc
Remplaçants : Mathis Dumain, Andoni Goyeneche, Enzo Polutélé, Allan Leclerc Tarian, Rémy Chateauraynaud, Inaki Ayarza, Alexandre Lalanne

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