Compte-rendu 07/10 : Toulon-Bayonne

Retour sur la défaite de nos espoirs, dimanche après-midi, contre Toulon.

Loin de Mayol qui nous était annoncé, nous nous sommes retrouvés au complexe Léo-Lagrange, juste au bord de la rocade, pas la moindre rade à l’horizon, pas de vent, pas de pluie non plus, c’était au moins ça de gagner, nous ne savions pas encore que cela serait notre seule victoire du jour !!!

Notre match avait lieu au moment des festivités des 110 ans du RCT. Nombre de ses anciens joueurs étaient présentés au public avant le match, parmi lesquels, les fiers guerriers de la rade, PériéGalessoRaibaut, Champ (pas Eric, son frère…), les petits lutins Delaigue (Gilbert le père…) ou encore Jorda.
Le coup d’envoi fut donné par une figure ancestrale du pack rouge et noir, pilier international de l’équipe de forbans mené par le fier André Herrero, finaliste du championnat en 1968 et 1971. Les plus âgés des lecteurs de cette modeste chronique, auront tous reconnu le grand Aldo Gruarin qui, en cravate et casquette de marin sur la tête, exécuta un maître coup de pied que n’aurait pas renié, Labouré, le maître-artilleur des rouge et noir de l’époque.

Mais assez de souvenirs en noir et blanc, revenons à la couleur et à notre actualité, les joueurs au brin de muguet, attaquèrent le match avec Carbonnel aux manettes du jeu, le champion du monde des – 20 ans, faisait jouer les autres, Placid seul (Muzo était retenu), perça plein axe, les premières pénalités tombèrent comme à Gravelotte, les essais aussi, trois en vingt minutes pour un total de 24 points en 25 minutes.
Nous étions à l’envers, jouant à contre-courant du sens du jeu, donnant le ballon quand il fallait le garder, jouant sur la gauche quand la solution était à droite et inversement, jouant au pied quand il fallait garder le ballon et le gardant quand on devait donner un coup de pied de pression ou de dégagement. 
De plus, nous avions un gros déficit de puissance, rendant individuellement ou presque, 10 cm et 10 à 15 kg au moins, à chacun de nos adversaires, excepté sur le banc de touche où nous l’emportions haut la main. 

Pourtant, nous n’encaisserons plus un point jusqu’à la mi-temps, les rouge et noir terminant même à 14, suite à un carton jaune pour plaquage à retardement. 
La seconde mi-temps fut moins prolixe en essais, juste deux pour les Toulonnais, un pour nous, pour ne pas rentrer avec Fanny de Provence et la laisser définitivement aux varois. Yann Lestrade ouvrit notre compteur points, Manue Ordas le referma, aussitôt, avec la transformation de l’essai de l’honneur. 

Il ne nous restait plus qu’un long retour en bus pour réfléchir à cette défaite, pour ressasser les si et les peut-être. Mais le score est acquis, la feuille de marque est signée, il ne reste plus que le brûlant rappel du score pour voir tout le chemin qu’il nous reste à parcourir, et ce, dès dimanche prochain contre l’USAP, sur notre terrain de la Floride à 14 h.

Pour l’Aviron Bayonnais :
5 essai : Yan Lestrade
1 transformation : Manuel Ordas
Composition de l’Aviron Bayonnais
Mathis Dumain – Andoni Goyeneche – Pello Ezpeleta
Louis Castillon – Paul Pachebat
Tanguy Duterte – Makatuki Polutélé – Mattin Bidegain
Alex Gouaux – Manuel Ordas (cap)
Hugo Le Gall – Yan Lestrade – Sean Robinson – Guillaume Martocq
Aymeric Luc
Remplaçants : Ismaël Martin, Paul Bresolin, César Monteiro, Allan Leclerc Tarian, Hugo Zabalza, Inaki Ayarza, Sébastien Villacampa, Alexandre Lalanne

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