David Ménage : « Ce ne fut que du plaisir »

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Le capitaine des espoirs disputait son dernier match avec le maillot ciel et blanc samedi après-midi. Il revient sur cette saison et les années passées à l’Aviron.

Que retiens-tu de cette défaite 20-19 en petite finale ?

On avait revu notre effectif pour que tout le monde joue et tout le monde soit heureux. On n’a pas été ridicule. On fini à un point à la fin. C’est dommage cette entame de match où on n’arrive pas à s’y mettre. On ne s’est pas beaucoup entraîné la semaine avant cette petite finale, mais on avait à cœur de faire un bon match quand même. D’ailleurs, cette rencontre s’est déroulée dans la bonne humeur et dans la bonne ambiance.

Quel est ton bilan sur la saison ?

Je suis content des types ! On a fait une belle saison. Même le kiné, d’habitude, il n’est pas trop bon, mais là, il a été pas mal (rires) donc je suis content. On a affiché un bel état d’esprit toute la saison, on a été faire des coups à l’extérieur, on est allé se chercher la qualification. C’était très dur, mais on l’a fait. Après, on perd en demi-finale, c’est dommage, mais bon…

Comme l’an dernier…

Oui, mais ça veut dire que la formation est bonne dans l’ensemble. Il y a des joueurs qui sont compétents et tout le monde a à cœur de faire plaisir à ce maillot bleu et blanc. Mais bon, c’est dommage de perdre deux fois en demi-finale, on aurait aimé accrocher une finale cette année.

Pour toi, c’est la fin d’une aventure…

Oui, c’était la dernière. Je suis le vieux de la bande maintenant ! 

Que retiendras-tu de ces années passées à Bayonne ?

Ça a été de très bonnes années. Des années où j’ai beaucoup appris, beaucoup joué. Ce ne fut que du plaisir avec que des bons mecs !

Tu avais également le rôle de capitaine…

C’est une expérience qui te fait grandir et qui te fait mûrir. C’est hyper bien. Je suis content d’avoir grandi avec des entraîneurs comme Thomas Darracq ou Franck Lachaise qui m’ont donné leur confiance alors qu’au début, je ne jouais pas. J’ai pu prouver, m’entraîner… Je suis super content d’avoir eu cette aventure avec eux.

David Ménage vu par les membres de l’équipe Espoirs

Patxi Ducassou, kinésithérapeute : « David, c’est un joueur que j’ai vu arriver en première année, il était remplaçant. On voyait qu’il avait un potentiel, mais personne n’aurait parié un kopeck sur lui. Pour moi, il a tout à fait sa place dans un effectif professionnel. C’est un meneur d’hommes, un garçon qui peut amener n’importe qui n’importe où. Il fait grimper au rideau tout le monde. Je suis un simple soigneur, mais si David avait été mon capitaine, j’aurai mis la tête où personne ne met les mains. Il n’a pas forcément beaucoup de moyens physiquement parlant, par contre, en termes de meneur d’hommes, c’est un mec qui sait trouver les mots justes. Il sait élever le ton quand il faut. Il sait crier quand il faut parce que parfois, c’est nécessaire dans le rugby. Il a souvent une analyse lucide malgré le fait qu’il joue en première ligne et qu’il ait la tête dans le guidon et c’est ça que j’apprécie chez lui, en plus de ses qualités humaines. Il n’a pas forcément beaucoup de moyens physiquement parlant, par contre, en termes de meneur d’hommes, c’est un mec qui sait trouver les mots justes. »

Etienne Loiret, deuxième ligne : « Ménage, c’est un capitaine exceptionnel, mais avant d’être un capitaine exceptionnel, c’est un homme exceptionnel. Il véhicule des valeurs qu’on ne trouve plus beaucoup de nos jours et vraiment, une fois que tu le comptes parmi tes amis, tu peux compter sur lui. Ça, c’est fort. »

Guillaume Martocq, centre ou ailier : « Franchement, David Ménage, il m’aura appris la cantère du Béarn. Samedi, à Saint-Sever, on aura chanté comme des fous avec ses copains un peu fous de Laruns même s’il a un peu abusé avec ses espadrilles. Sinon, c’est un mec exemplaire sur, et en dehors du terrain. Il est toujours sérieux, il donne tout pour nous, c’est un mec en or. Avant un match, même si tu n’es pas motivé, tu rentres dans le vestiaire et tu as David qui te gueule dessus. Après, tu es comme un pec. »

Thomas Ossard, entraîneur des arrières : « C’est un meneur d’hommes, un mec intransigeant sur la préparation du match. C’est une personne qui fait qu’un groupe puisse vivre. Par son tempérament, il a fait que le groupe ait pu vivre, survivre sur certains matchs. C’est ce garçon qui a amené l’équipe là où elle est à l’heure actuelle. »

Arnaud Aletti, troisième ligne : « David, c’est un gars que j’ai rencontré en Cadets et qui me faisait peur au début pour sa réputation, son regard  de fou, mais c’est un mec en or, franchement. C’est un mec qui te donne envie de se battre, qui te donne envie d’être joyeux. Il est toujours positif. J’ai connu un ami et je ne l’oublierai pas. C’est un personnage qui apporte beaucoup rien que par sa façon d’être. »

Guillaume Ducat, deuxième ligne : « C’est un gars en or. On le suit dans le combat, c’est un capitaine hors pair. Il fait des lancers de feu. Il n’y a rien à dire. Sur la demi-finale, j’étais content de jouer avec lui. On fait 100% en touche, c’était facile pour moi, j’annonçais les touches, et avec un mec comme ça, c’est forcément facile. J’adore Alet comme capitaine et David aussi. David, c’est un discours combattant, Arnaud Aletti un discours construit. Et les deux ensembles, ça fait feu ! »

Mathis Dumain, pilier : « David, tout le monde le connaît un peu avec un rôle de connard, de casse couille sur le terrain. Mais il faut savoir que c’est un mec en or. Il a du cœur et tout ce qu’on veut. C’est vraiment un super mec et c’est ça qui nous donne envie de le suivre partout. Avec un mec comme ça, on peut aller à la guerre. Je suis fier d’avoir rencontré des mecs comme ça, parce que ce n’est pas le seul. »

Rémy Chateauraynaud, demi-de-mêlée : « C’est un mec vachement protecteur envers les jeunes. Un papa pour tout le monde. Il fait tout pour nous et pour le collectif. On sait qu’il donnera tout pour nous donc on a envie de tout donner pour lui. On se doit de lui rendre. C’est un très, très bon mec qui mérite beaucoup de choses. »

Hugo Le Gall, ailier : « C’est un mec exceptionnel. C’est le meilleur capitaine que j’ai pu connaître depuis mes débuts dans le rugby quand j’avais sept ans. Quand je suis arrivé à Bayonne, j’avais déjà entendu parler de lui. En arrivant en Espoirs, c’était la découverte. Quand j’ai entendu son premier discours avant un match, ça m’a donné des frissons. »

Arthur Duhau, ailier : « J’en ai connu des malades, mais alors lui, je pense que c’est le champion. Ouais, c’est le champion des malades. Quand tu as David à tes côtés, tu l’écoutes et tu as envie de tout casser et de partir à la guerre. »

Maile Mamao, ailier : « David, c’est quelqu’un de bien pour l’équipe dans le leadership. Quand je suis arrivé ici, il était déjà là et j’ai découvert un bon mec. David est très important pour l’équipe espoirs. »

Toma Taufa, pilier : « David, il est costaud. Il est tout le temps très motivé. J’aime jouer avec lui ! He’s a good boy !»

Aymeric Luc, arrière : « Quand je suis arrivé en espoirs il y a trois ans, il avait déjà le rôle de capitaine. Je ne jouais pas beaucoup mais déjà, à l’entraînement, je voyais que c’était un meneur. Sur les deux années suivantes où j’ai beaucoup plus joué, j’ai vu que c’était réellement le visage qui incarnait les espoirs à la fois par son aspect rugby de clocher et par son professionnalisme dans son sérieux et son engouement qu’il amenait dans l’équipe. Malgré le fait qu’il soit talonneur, il a toujours su mobiliser les avants comme les trois-quarts. C’est le papa de l’équipe. La dernière image que je vais garder de lui, c’est cette photo de David et moi après la défaite en demi-finale. Avec David, on a été coéquipier sur le terrain et avec lui ça change tout. Ça devient un ami, et pour longtemps ! »

David Ménage et Aymeric Luc

Luigi Tarozzi, ouvreur : « David, c’est un meneur d’hommes en plus d’être un ami ! Il fédère un groupe, c’est le premier à nous amener au combat. Si tu le suis, tu sais que tu peux aller à la guerre avec lui. Quand tu es avec lui, tu es toujours à fond, il t’impulse pour aller de l’avant et c’est vraiment le top. »

Yon Hourcade, troisième ligne : « Moi, je peux dire que je suis très fier d’avoir joué avec deux joueurs : David et Quentin Lespiaucq. Ils m’ont transmis des valeurs d’homme, de guerrier, que j’aurais pour toujours. David m’a beaucoup dans le jeu d’avants avec Arnaud Aletti, sur la touche et tout le reste. Ils ont toujours été là et le sont encore ! »

Un commentaire Ajoutez le votre

  1. SUDRIE Thierry dit :

    Salut à tous et à David en particulier,
    Ouais c’est un grand joueur qui pose les couleurs bleu et blanc. Il n y a qu’à lire les différents commentaires le concernant… CT mon avis et mon sentiment également… Quelque part ça m’ennuie que l’on ait pas donné suffisamment de confiance au niveau « pro » à un type qui porte nos « couleurs » depuis 7 ans… alors qu’on recrute 3 talons pour la saison 18/19… Foutu rugby pro! Mais il y a une nouvelle équipe dirigeante …donc faisons-lui confiance! Salut David bonne route!! TS

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