Arnaud Aletti : « Les années Cadets furent les meilleures »

Le vice-capitaine des espoirs, qui ne portera plus le maillot ciel et blanc l’an prochain, revient sur cette saison et les années passées à l’Aviron.

Collectivement, quel bilan dresses-tu de cette saison ?

On est encore arrivés en demi-finale donc je suis fier de ce parcours. Ça fait deux fois qu’on y arrive, on aurait bien sûr aimé aller au bout, mais c’est quand même bien. On n’a pas su jouer comme d’habitude et ça nous a fait mal. On a loupé notre début de match en demi-finale, on a subi puis on a montré un tout autre visage en deuxième mi-temps. Là, c’était nous ! Mais c’était trop tard. C’est dommage parce qu’on sait qu’on était capables. Forcément, on a quelques regrets, même beaucoup. Mais c’est trop tard pour réagir de toute façon.

Et personnellement ?

Moi, je suis content. Je suis content de cette saison. J’ai réussi à faire des matchs avec l’équipe professionnelle, c’était un objectif. Je voulais faire des bons matchs en espoirs, je pense que c’est réussi. Donc je suis content de cette saison, je ne l’oublierai pas. Et pour le parcours et pour les gens que j’ai rencontrés.

L’aventure s’arrête là pour toi, que retiendras-tu de ces années à Bayonne ?

Déjà, l’état d’esprit. C’est connu dans le monde du rugby, l’état d’esprit à Bayonne est super ! Ça va beaucoup me manquer. J’ai passé sept ans au club, j’avais une certaine attache à ce club, à ces couleurs.

Il y a eu aussi un titre en Gaudermen, une finale en Alamercery…

Les Cadets, sportivement, furent les meilleures années. Au niveau des copains, j’ai rencontré mes premiers amis à l’Aviron, on avait un groupe un peu hors norme vu qu’on gagnait tout. C’était de superbes années. Depuis Cadets, je m’éclate dans ce club. Avec la génération 96, on est restés deux-trois ans invaincus. C’était une génération hyper soudée. Il n’y avait pas de star. Ou plutôt, la star, c’était l’équipe, le collectif. On s’entendait tous bien. Ça se ressentait à chaque match sur le terrain. Franchement, en Cadets, j’avais l’impression que rien ne pouvait nous séparer. Et du coup personne ne pouvait nous battre.

Arnaud Aletti vu par les membres de l’équipe Espoirs

Rémy Chateauraynaud, demi de mêlée : « Alett, déjà, rugbystiquement, c’est un exemple. Il sait tout faire, il donnera tout pour ses coéquipiers, pour le club, le collectif. Il est vraiment complet et mériterait d’avoir beaucoup, beaucoup de choses. Humainement, c’est un mec gentil, attentionné. Quand il t’aime, il donne tout pour toi. C’est un mec à garder près de soi. »

Patxi Ducassou, kinésithérapeute : « C’est un excellent meneur d’hommes, avant tout par les actes, par le jeu. Au fur et à mesure de la saison, il a pris énormément de confiance dans le leadership. Il a su, au pied lever, faire l’intérim quand David n’était pas là. Au fur et à mesure, il s’est affirmé. Il a toujours une analyse hyper juste des matchs. C’est un gars qui a toujours été bon en espoirs. Il est monté en première, il a été bon, il a eu des bonnes statistiques et quand il est redescendu en espoirs, il n’a jamais eu cette tentation d’être blasé et de ne pas jouer le jeu. Il a toujours joué le jeu, même en espoirs alors qu’il avait fait de très bons matchs avec les pros. Autant sur le terrain qu’en-dehors, c’est un mec que je suivrai.  »

Mathis Dumain, pilier : « C’est un mec en or, il est rigolo, il met l’ambiance dans le groupe, fait tout le temps des petites blagues. C’est un gars énorme et je pense qu’il y en a beaucoup comme ça dans l’équipe. Il mérite une carrière digne de ce nom ! »

Luigi Tarozzi, demi d’ouverture : « Il a ses mimiques à lui, il nous fait rire, il a toujours les mots justes pour recadrer. Il est très compétant et c’est un exemple sur le terrain. »

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