Compte-rendu 01/04 : Narbonne-Bayonne

Une semaine après leur victoire contre Castres, nos espoirs ont chuté dans l’Aude.

Il était une fois au pays de Charles Trenet, dans un jardin, pas très, extraordinaire, un après-midi, comme un conte d’autrefois, sans les fées et les sorcières, mais avec une grosse marmite, un fait-tout rempli de tous les ingrédients pour concocter une soupe indigeste et aigre, un cauchemar en cuisine pour résumer le tout.

C’était un match d’autrefois, joué sur un rythme de sénateur, haché menu par un arbitrage pointilleux et déroutant, pas pris par le bon bout et qui s’est poursuivi sur un mode décalé, jeu de dupes pour le moins.
Le traquenard avait tissé sa toile, arsenic et vieilles dentelles est un must dans les bibliothèques du temps jadis, le rugby obéit, toujours, aux mêmes recettes, aux mêmes basiques incontournables et quand on ne les respecte pas, ils vous le font payer comptant.
Petit vestiaire où tout le monde à bien du mal à s’entasser, échauffement sur un bout d’en but, un peu trop de suffisance, peut-être, contre beaucoup de vaillance.
Pour n’avoir pas su, lors d’une première mi-temps, tuer le match qui n’attendait que ça, nous nous sommes exposé à la remontada des oranges mécaniques, remonté comme des coucous suisses lors du deuxième acte.
12-6 en notre faveur au changement de côté, à une première pénalité des narbonnais au bout de 3 minutes, nous avons répondu par un essai de Châteauraynaud, en conclusion d’une série de pick and go, transformé par Tarozzi et par une valise de Tisseron, le Titi de Laressore, qui sur 50m va passer toute la défense narbonnaise en revue et aller pointer l’essai en coin, au poteau de touche, non transformé pour le coup.

Nous nous sommes procurés, une kyrielle d’occasions, qui pour un mauvais choix, un manque d’envie ou d’allant, une passe mal assurée, nous ont, à chaque fois, empêché de faire le break, qui nous aurait définitivement mis à l’abri et surement fait lâcher l’équipe adverse.
Au lieu de cela, nous nous retrouvions à une portée de petits points des Narbonnais, qui vent dans le dos, nous jouèrent le traquenard à Cassayet, sans aucune fausse note dans la partition de notre démolition.
Une défense agressive, un bon jeu au pied qui nous renvoie systématiquement dans notre camp, de multiples temps mort pour surtout ralentir, ce qui est déjà, à l’arrêt, de petits accrochages qui nous font sortir du match et prendre deux cartons jaunes, complaisants, pour l’ensemble de notre seconde ligne, Oulai et Ducat.
Jouant à 13, on subit plus que de raison, nous multiplions les fautes, qui permettent à nos adversaires de se rapprocher dangereusement de notre en-but.
Sur une touche, en notre faveur, à 5 mètres de notre ligne d’essai, un lancer aléatoire, un saut trop court ou trop tard, nous réussissons l’exploit de faire marquer une équipe qui n’aura pas eu, une seule occasion de scorer de la partie.
Ce n’est plus du réalisme, c’est de la sorcellerie, un conte à dormir debout.
Pour enfoncer le clou, l’arbitre, leur accorde, presque en suivant une pénalité qui fait passer le score à 16-12.
L’homme en vert,  aura des décisions surprenantes, sur cette seconde mi-temps, nous pénalisant plus que nos adversaires en mêlée fermée, alors que nous leur marchons dessus…
Sans être parano, on peut se demander pourquoi on avait choisi un arbitre perpignanais, qui s’affiche en photo avec l’école de rugby de l’USAP et qui était tout heureux de la victoire des espoirs catalans à Paris, ce même samedi…
Il y a parfois des mélanges de genre qui sont gênants ou troublants…
Mais, peu importe, sans maîtrise, la puissance n’est rien et la nôtre n’a jamais donné sa pleine mesure, ni même la moindre d’ailleurs, c’en est même l’axiome du jour.
Orange is the new black, c’est la couleur sombre de notre pierre philosophale, incapable de transformer en victoire, un match qui nous tendait les bras, notre élixir était bien cette soupe rance de l’amertume au goût de défaite et des choses mal faites.
Remettons le bleu de chauffe et laissons à d’autres le costume, offert sans grand frais, de favori, quitte, à nouveau, à se remettre en marche, humblement, dans une ombre protectrice…

Photo : © Isabelle Ezpeleta

Fiche technique

Pour l’Aviron Bayonnais :

2 essais : Rémi Chateauraynaud, Julien Tisseron
1 transformation : Luigi Tarozzi
2 cartons jaune : Guillaume Ducat, Evrard Oulai

Composition de l’Aviron Bayonnais

Ramon Ayarza – David Ménage – Mathis Dumain
Guillaume Ducat – Evrard Oulai
Arnaud Duputs – Makatuki Polutélé – Arnaud Aletti
Rémy Chateauraynaud – Luigi Tarozzi
Enzo Salvai – Peyo Muscarditz – Maile Mamao – Adrien Lapègue
Julien Tisseron

Remplaçants : Nathan Chaumont, Greg Landrodie, Etienne Loiret, Tom Darlet, Nicolas Alacchi, Aymeric Luc, Yan Lestrade, Pello Ezpeleta

Un commentaire Ajoutez le votre

  1. Thierry Sudrie dit :

    Pas trop grave cette défaite peut-être que c’est le métier qui rentre!!!
    Et puis quoi il reste 4 matchs dont 3 à Bélascain il s’agit de bien se remobiliser afin de rendre des copies au cours desquelles chacun est fier du travail accompli pour la collectivité et on s’apercevra alors que les « marins » ont toujours le pompon sur la tête… Moi j’ai confiance… et rien que pour les prestations alignées jusqu’alors je dis bravo à tous ces jeunes et à leur staff (un poil moins jeune … mais rien!!! Et tellement efficace!!!). Merci à tous! …

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