Rencontre avec Thomas Ossard

Avant la reprise du championnat, découvrez une interview de Thomas Ossard, l’entraîneur des arrières, qui revient sur le dernier bloc, se projette sur le suivant, et nous parle de son rôle chez les espoirs.

Propos recueillis par Pablo Ordas

Peux-tu nous décrire ton parcours de joueur ?

J’ai commencé dans les années 93 à l’Aviron Bayonnais en première. J’y suis resté deux saisons avant de partir quatre ans au CABBG. Je suis ensuite parti un an à Dax, revenu trois ans à Bayonne avant de finir par deux ans à Tyrosse en Pro D2. J’évoluais au centre ou à l’aile.

Et en tant qu’entraîneur ?

Quand j’ai arrêté le rugby en 2005, j’ai complètement coupé avec le milieu jusqu’en 2011 où l’US Cambo est venu me chercher pour entraîner. En concertation avec ma femme, elle m’a dit « vois si tu peux reprendre, car tu as arrêté d’un coup ». Là, j’avais la possibilité de partir sur ça donc je me suis lancé. J’ai coaché un an à Cambo, ça m’a plutôt plu. J’ai enchaîné en m’occupant pendant quatre ans des cadets de l’Aviron et cette année avec les espoirs.

Comment es-tu arrivée chez les espoirs ?

Ca s’est passé sous demande du staff des pros qui voulait qu’on ait un projet de jeu commun entre les pros et espoirs. Vincent Etcheto est mon cousin, il a voulu que ce soit moi pour des questions de relations, qu’on échange sur les joueurs, sur le jeu. Je l’ai fait, ça m’a plu. J’ai rencontré en plus Franck Lachaise et Thomas Darracq que je côtoyais quand j’avais les cadets. Mais bon, quand on a chacun son équipe, on se voit, mais sans trop rentrer dans le détail.

Peux-tu un peu me parler de l’effectif dont tu disposes derrière ?

L’effectif est de qualité cette année. On a de jeunes joueurs qui ont réussi à se mettre au niveau. On a des anciens qui sont des fers de lance comme Peyo Muscarditz qui amène beaucoup dans cette équipe au niveau des choix tactiques pour emmener les plus jeunes. Puis quand on a des joueurs comme Julien Tisseron, Lucas Méret ou Bastien Duhalde qui descendent ça fait du bien. Le groupe est assez intéressant et il nous a permis d’avoir les bons résultats que l’on a eus jusqu’à maintenant même si aujourd’hui (le soir du match contre Bordeaux NDLR) on est un peu plus dans la difficulté. On est dans le dur physiquement ce qui fait que des coups de pied ou des passes qu’on réussissait avant marchent moins bien. Tout devient plus compliqué, mais malgré ça, je trouve que l’effectif est de qualité. J’aimerai, même s’il reste encore six matchs qu’on vive les phases finales parce que vu la saison réalisée jusqu’à maintenant, pour moi, on mérite d’être qualifié.

Vois-tu des joueurs s’imposer au haut niveau sur les années qui arrivent à l’Aviron ?

Chacun est différent, chacun a ses qualités et défauts qu’il faut travailler. Il y a des joueurs qui sont intéressants, mais aujourd’hui, entre les espoirs et le monde professionnel il y a une marche qui est à passer. Je vais prendre mon exemple de quand je suis monté étant gamin. Il y a la part de qualité des garçons, tous en ont ici. Et après il y a une part de chance dans le sport de haut niveau. À un moment, il y a une opportunité, si on la saisit, souvent, on reste en haut, et on ne fait plus les ascenseurs. Avec le monde professionnel, ça reste d’actualité même si les effectifs sont tellement étoffés qu’on peut avoir des hauts et des bas. Des jeunes peuvent y arriver, mais je ne donnerai pas de noms parce que c’est très aléatoire. On ne peut pas faire un pari sur un gamin, car ils sont encore jeunes, ils vont tous évoluer, apprendre à leur poste, dans leur façon d’appréhender et d’analyser le rugby et après quoiqu’il en soit, après tout ça, c’est celui qui travaillera le plus qui s’en sortira à l’arrivée.

Photo à la une : Peio Berho

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