Après Bayonne-Montferrand : les réactions

Après la défaite 15-16 des espoirs de l’Aviron, découvrez les réactions de Thomas Darracq, David Ménage et Pierre Rude.

Propos recueillis par Pablo Ordas et Peio Berho

Thomas Darracq, directeur du centre de formation

T. Darracq – © Pablo Ordas

« On est dans le dur »

Troisième défaite de la saison à domicile, comment l’expliques-tu ?

On était un peu crispé avant le match par rapport aux absents, on n’a pas de pilier droit de métier, derrière on a quelques blessés. On sentait certains joueurs fatigués, on joue beaucoup avec les mêmes joueurs. Aujourd’hui, c’était peut être le match de trop. Pourtant on a les occasions. On rate des points au pied pendant qu’en face ils font 100%. Ça se joue à un point, on aurait pu gagner, faire le hold-up. On ne le méritait pas trop mais on aurait pu le faire. Tous les matchs où on est vraiment très proche on n’arrive pas à les faire basculer cette année mais c’est comme ça, c’est la loi du sport.

L’absence de Jon Zabala et Toma Taufa à droite de la mêlée a eu des conséquences …

Oui, aujourd’hui on perd le match sur une mêlée fermée à 50 mètres, où on est pénalisé. Le match bascue là-dessus. Il y a une autre pénalité où on prend trois points. C’est un secteur où, en début de saison quand on était au complet c’est nous qui les gagnions et maintenant on est en difficulté parce qu’on n’a pas les joueurs.

Tu as longtemps parlé aux joueurs à la fin, que leur as-tu dis?

Que j’étais déçu parce qu’on n’avait pas su mettre en place ce qu’on avait dit avant le match sur le plan de jeu. On avait opté pour certaines formes de jeu mais on les applique une minute sur 80. Il faut qu’ils comprennent que quand on n’est pas bien physiquement, il faut savoir être intelligent. Cette après-midi, nous n’avons pas bien maîtrisé nos sorties de camp, les pénaltouches n’ont pas été trouvées. Il fallait être beaucoup plus précis sachant qu’on n’était pas bien.

Le week-end prochain, un déplacement périlleux s’annonce à Bordeaux …

Ca va être très compliqué là-bas. Maintenant on va surtout attendre la coupure. On a pris un coup derrière la tête donc ça va être difficile. On est dans le dur, on a 4-5 cadres blessés, c’est un peu compliqué.

David Ménage, talonneur des espoirs

D. Ménage – © Pablo Ordas

« À Bordeaux, il faut que l’on retrouve l’état d’esprit »

Beaucoup de déception après cette défaite à la maison …

C’est un gros coup derrière la tête. On a pris une belle branlée à Agen. On voulait remettre les pendules à l’heure en gagnant à la maison. On fait une belle entame mais sur cette première mi-temps on ne joue pas assez avec le vent. Ils prennent le score puis on court derrière pendant toute la partie…

Physiquement, ça a également été compliqué …

On s’est un peu fait avoir sur le match à La Rochelle qui a été reporté. On s’était entraîné la semaine, on n’avait pas eu de vacances. Du coup, ça fait un gros bloc, et là je pense qu’on en paye un peu les conséquences. 

Qu’est ce que vous vous êtes dit à la fin ?

De ne rien lâcher. C’est nous, le groupe, qui devons faire l’effort, se resserrer, que ça passait par nous. C’est à nous sur le terrain à faire le job.

D’autant plus que le déplacement à Bordeaux s’annonce difficile

Exactement. Bordeaux est hyper bien en ce moment, apparemment c’est l’équipe qui joue le mieux. On va essayer d’aller les embêter, et il faut que l’on retrouve au moins l’état d’esprit parce qu’aujourd’hui, je pense qu’il a manqué un peu de tout. 

Pierre Rude, talonneur des espoirs

P. Rude – © Peio Berho

« On pense à la suite parce qu’on a rien gagné »

4 victoires d’affilées, une série de victoires qui est enclenchée et qui relance la saison ?

On avait à cœur de venir ici faire quelque chose parce que c’est vrai qu’à aller on avait été malmenés chez nous. On avait un peu cet orgueil de venir ici pour se rattraper parce que ce match nous a mis dedans et qu’après on avait subi, on avait fait défaite sur défaite, il nous avait vraiment mis dans le rouge, et la tête au fond du sceau, donc du coup, on avait vraiment à cœur de faire quelque chose et se relancer ici. Chose qui est faite, on pense à la suite parce qu’on a rien gagné, ce n’est pas parce qu’on a battu le premier et le deuxième qu’on a gagné quoi que ce soit donc là je pense que la semaine les mecs sont contents, ce soir on aura le droit de boire une bière tous ensemble, puis la semaine on va se remettre au boulot parce que la semaine prochaine on joue Pau. Ils sont ric rac de se qualifier,  ils doivent jouer tous les matchs, c’est pareil ils vont essayer de faire quelque chose chez nous. À nous de montrer qu’on a fait des trucs, et pas qu’on s’arrête là et qu’on continue sur notre lancée.

Avec la victoire de Bordeaux à Perpignan, la vôtre à Bayonne, est ce que le championnat est relancé ?

Déjà, je trouvais qu’il s’était pas vraiment arrêté, parce que à part Perpignan qui avait pris beaucoup d’avance, je crois le 9e est à 4 points des places qualificatives. Il peut se retrouver 4e alors qu’il n’a gagné qu’un match. C’est vrai qu’il ne faut pas s’arrêter là, il faut continuer, on n’est pas à un match, tous les points comptent, on n’est pas à une victoire près. Il faut absolument se remettre au travail. Déjà on va se remettre au travail dans la bonne humeur, c’est déjà ça.

Un commentaire Ajoutez le votre

  1. Martine Clatot dit :

    bravo Simon pour ton essai dimanche dernier.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *