Rencontres avec Makatuki Polutélé et Franck Lachaise

La deuxième partie de saison entamée, nous revenons sur la phase aller du championnat avec le 3e ligne centre Makatuki Polutélé, et Franck Lachaise le coach des avants.

Nous profitons de cette occasion pour en savoir plus sur eux, sur leur parcours, leurs ambitions.

Propos recueillis par Peio Berho

Makatuki, peux tu nous décrire ton parcours de joueur ?

M.P : J’ai commencé en Nouvelle Calédonie à jouer au rugby tout d’abord à l’âge de 13 ans uniquement en UNSS avec le collège. Ensuite à l’âge de 16 ans, j’ai fait ma licence en Club à l’Olympique de Nouméa pendant 2 ans avant de me faire remarquer par un agent qui m’a amené à Bayonne. À mes 17 ans, c’est à partir de là que j’ai commencé à jouer à 15 pour la première fois. J’ai fait 1 an en Crabos, et la saison qui a suivi j’ai été pris au centre de formation et ai intégré l’effectif espoirs et depuis 3 ans j’en fais partie.

Encore avec l’équipe professionnelle à Gloucester la semaine dernière, quels sont tes objectifs avec l’Aviron Bayonnais et l’équipe Espoirs ?

M.P : Je me préoccupe pas trop encore du monde professionnel je suis espoir et je me considère comme tel. Mais si je suis appelé avec la première j’essaie de donner ce qu’ils attendent de moi pour pouvoir peut-être par la suite jouer en tant que professionnel si Dieu le veut.

Tu joues ta troisième saison en Espoirs, et vous avez réalisé votre meilleur début de saison. Quel regard portes tu sur ce groupe ?

M.P : Je trouve que notre groupe cette saison est en parfaite cohésion tout le monde s’entend très bien et aime jouer ensemble c’est très bien pour nous et les résultats le montrent.

Maka, cela fait maintenant 3 ans que tu es entraîné par Franck Lachaise en Espoirs, comment peux tu décrire ton coach ?

M.P : Franck a toujours été là pour ses joueurs même si c’est difficile parfois. Je trouve que c’est une bonne manière d’entraîner certains type de joueurs, surtout un peu fainéant comme moi. C’est pour ça que je suis à ce niveau là en ce moment il m’a beaucoup aidé, et m’aide beaucoup encore.

Tu viens donc de Nouvelle Caledonie, de l’autre côté du monde finalement. Comment vis tu cette distance de ton île natale ?

M.P : Je l’ai vécu difficilement au début mais j’avais une bonne bande de copains en crabos qui m’ont bien intégré au groupe. Depuis on est toujours ensemble avec certains et ça se passe très bien et maintenant avec les cours et le sport ça me permet à penser à autre chose même si le manque y est toujours.

Franck, peux tu nous décrire ton parcours de joueur et d’entraîneur ?

F.L : (Après l’école de rugby) J’ai joué 2 ans à Mont-de-Marsan. Et je suis revenu sur Hendaye pour finir avec le stade, voilà en tant que joueur. Et entraineur depuis déjà tout jeune, même quand j’étais joueur, je m’occupai des Minimes à Hendaye. Et après j’ai passé mon examen et je suis arrivé il y 12 ans de ça à l’Aviron Bayonnais.

Il y a 3 ans, vous arriviez en finale du championnat Espoirs avec une équipe relativement âgée. À la mi-saison, vous êtes seconds après avoir aligné beaucoup de XV de départs remaniés suite au Challenge Européen ou à des blessures. Quel avenir prédis tu à ce groupe ? Quels sont les joueurs sur lesquels tu comptes sur cette phase retour ?

F.L : Ce que je souhaite à ce groupe, c’est de vivre ce qu’on a vécu il y a 3 ans, c’est d’aller jusqu’au bout et de la gagner la finale. Les joueurs sur lesquels je vais m’appuyer : cela dépendra de ce qu’on nous laisse en haut. On se rend compte à l’heure actuelle qu’on a fait jouer 45 joueurs sur la phase aller, donc on se rend compte qu’on a un potentiel, un vivier de joueurs qui nous permet de pallier à l’absence de certains joueurs « cadres ».

Avec des apparitions de quelques uns de tes jeunes en équipe professionnelle, comment évalues tu la santé du centre de formation ?

F.L : J’estime avant que à l’heure actuelle on est train de dévoiler quand même pas mal de choses puisque pas mal joueurs évoluent au moins en challenge européen, s’entrainent régulièrement avec le groupe pro. Pour preuve aujourd’hui (mardi 24/01) on était 2 avants à l’atelier du centre de formation entre les blessés certes et tous ceux qui sont en haut, donc ils vont rester pendant 1 mois, plus Mathis sélectionné en moins de 20. Donc je pense que l’on évolue bien. La problématique du club sera certainement, qu’on se base sur les jeunes du centre de formation.

Cet été, tu confiais avoir trouvé un bon petit paquets d’avants avec lequel tu allais bien travailler, où en sont-ils aujourd’hui ?

F.L : Et bien cela confirme ce que je pensais. Effectivement on se rend compte que l’apport notamment de Mathis Dumain nous a énormément amené sur la mêlée. Puis Jon Zabala qui est train de franchir un nouveau cap sur sa tenue de mêlée et dans ce que l’on connaissait. On a aussi David Ménage, le même petit rageur qui peut nous amener n’importe où, que Nathan Chaumont c’est un tueur aussi. Etienne Loiret qui est en train de se transformer, et fait présence avec Ducat à ses côtés. Il y a des joueurs qui confirment comme Aletti, qui confirment que c’est beaucoup de travail. Il y a également beaucoup de bons joueurs avec Alacchi, Darlet entre autre. On a vraiment un bon pack.

Franck, cela fait 3 ans que tu entraînes Makatuki, peux nous le décrire ?

F.L : Maka c’est quelqu’un de pas très expansif, un peu introverti, qui colle pas trop à l’extérieur je dirais. Par contre c’est un gros bosseur,  c’est un gros gros bosseur, il est enclin à faire des études et ce vers quoi il est allé pour intégrer le rugby professionnel il se donne réellement tout moyen pour le faire. C’est quelqu’un de sérieux qui écoute. Il est en train de passer un cap. Sur la technique individuelle il a très très bien bossé, c’est quelqu’un qui bosse et il faut qu’il continue parce qu’il ne maitrise pas encore parfaitement le poste de numéro 8, je dirais. Il est en train de progresser, je suis très satisfait du peu d’apparitions qu’il a fait avec les pros en challenge, ça s’est très très bien passé. Il a été relativement bon. Même si pour cette fin d’année on le verra peut être un peu moins avec les pros, je pense que l’année prochaine en cas de descente en ProD2, ce sera certainement un élément incontournable du groupe pro.

Tu étais au match aller, sur quoi allez vous retravailler pour aborder au mieux cette même équipe toulousaine ?

F.L : Quand on arrivait au match aller, c’était le deuxième match de la saison, après une défaite à la maison contre Pau où on était pas franchement au mieux à ce moment là. Et puis ces conditions où l’on avait joué en lever de rideau, il y avait beaucoup de monde autour, où l’arbitre s’était un peu fait avoir par le contest. Donc c’est vrai que nous, sur l’état d’esprit qu’on va devoir montrer, va falloir être très fort sur les phases statiques touche-mêlées va falloir être bon parce c’est quand même très solide en mêlée. On l’avait vu à Montpellier, pour le match aller on avait fait un gros match devant, Pau on les avait tué, mon cher petit Greg quand il était rentré avec Toutouille (Taufa) on les avait tué. Il faut partir sur ce même principe, je pense qu’avec la même envie, le même état d’esprit, on sera capable je pense de les mettre sur nos débords, c’est une équipe relativement lourde. Si on met le niac qu’on met, il n’y aura pas de problème.

Un message à adresser aux supporters pour ce week-end ?

M.P : Venez nombreux il y aura de quoi voir et passer un bon après-midi 🙂

F.L : Déjà qu’ils viennent encourager fortement l’équipe première. C’est un plaisir de jouer sur Jean Dauger en baisser de rideau, on sait qu’il y aura un peu de monde. On sait que tous ces supporters seront derrière nous sans aucun soucis. On peut leur souhaiter de passer un très bon dimanche, avec une victoire des pros, et une victoire des espoirs. Et puis Jean Dauger sera très très solide.

 

 

 

 

 

 

 

 

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