Rencontre avec Thomas Darracq

À trois jours du début du championnat, rencontre avec Thomas Darracq, directeur du centre de formation. Il nous raconte son parcours et nous livre ses impressions sur l’équipe et les objectifs de la saison.

« Jouer le Top 6 »

Propos recueillis par Pablo Ordas

Peux-tu nous décrire ton parcours avant d’arriver à l’Aviron?

J’ai eu une carrière de joueur qui m’a amené jusqu’à la Fédérale 1 notamment à Peyrehorade. Aujourd’hui, ça fait environ 15 ans que j’entraîne des équipes. J’ai travaillé au Pôle espoirs de Bordeaux en tant qu’adjoint, j’ai ensuite entraîné le Pays Médoc Rugby avant d’obtenir un concours pour être cadre technique de la Fédération Française de Rugby. Je suis alors parti 7 ans en Périgord Agenais. Période pendant laquelle je me suis occupé des jeunes à Agen, notamment des joueurs comme Antoine Miquel ou Julien Hériteau qui jouent désormais avec les pros. En même temps, j’ai travaillé avec les équipes de France : France A garçons, France 7 féminin et masculin et l’équipe de France féminine jusqu’à la Coupe du Monde de 2014. Cette année-là, j’ai eu la proposition de venir à Bayonne, au centre de formation et j’ai donc quitté mon poste de cadre technique pour venir au sein de l’Aviron Bayonnais.

Où situes-tu l’Aviron Bayonnais depuis ton arrivée en 2014?

On sait qu’il y a toujours de très bons jeunes à l’Aviron. Ça fait très longtemps que c’est comme ça, et ça durera car c’est un territoire de rugby. À nous maintenant de permettre à tous ces bons joueurs de devenir encore meilleurs au sein du club en faisant évoluer les formes d’entraînements, l’état d’esprit vers le haut niveau sans perdre toutes les valeurs qui sont celles d’un club comme Bayonne et son territoire au Pays Basque plus globalement. 

Effectif remanié pour les Espoirs cette année (17 arrivées), comment sens-tu le groupe après deux mois de travail?

Le groupe, sur le potentiel il est là même si aujourd’hui (samedi après-midi) dans des conditions difficiles on s’est un peu perdu. Une grosse ossature de joueurs a évolué depuis deux saisons en espoirs. C’étaient de jeunes joueurs à l’époque, ils ont fait deux deuxièmes parties de saison très intéressantes et bonnes sur le contenu. Aujourd’hui il faut que tout le monde pense que ça travaille partout, et de notre côté nous devons garder cet état d’esprit de toujours progresser. L’objectif pour eux est de jouer un jour en première à Jean Dauger donc il faut qu’ils bossent dans cet état d’esprit là.

Peux-tu nous parler du recrutement effectué cette année?

On a choisi des postes sur lesquels on avait besoin de renforcement.  Notamment en première ligne avec des jeunes joueurs que j’ai entraînés à l’époque à Agen et qui voulaient me rejoindre. Il s’agit de Mathis Dumain et Ugo Boniface qui sont les deux internationaux juniors – 18 ans. Ugo Boniface a également intégré le Pôle France. On a voulu récupérer des joueurs à la charnière, notamment l’arrivée de Luigi Tarozzi. Ceci avec la volonté de préparer l’avenir de l’équipe professionnelle. D’autres joueurs sont venus étoffer l’effectif à des postes où l’on sait que l’on avait besoin de renforcement car quand on ne les a pas au sein du club, on est obligé d’aller les chercher ailleurs étant donné le niveau de la poule élite. 

Y’a-t-il des joueurs qui se distinguent dans le groupe?

Pour l’instant c’est très tôt. Il y en a un qui se distingue mais il joue en première, c’est Julien Tisseron. On est d’ailleurs très content de le voir à ce niveau là. Aujourd’hui il y a encore beaucoup de travail, on verra pendant la compétition. Il faut que tout se mette en place, que l’on trouve un équilibre. Il a y a des joueurs qui montent des Crabos comme Aymeric Luc, Manuel Ordas, Hugo Barada et quelques autres. À tous ces jeunes de montrer qu’ils ont le niveau pour jouer là. Ça va être une année intéressante à vivre.

Un petit mot sur le centre de formation qui se porte plutôt bien?

L’année dernière, on a eu la très bonne surprise d’être classé premier centre de formation national. C’est une énorme nouvelle pour un club comme l’Aviron Bayonnais par rapport aux grosses armadas comme l’ASM, Toulouse le Racing ou Toulon. Sans s’attacher à rester à la première place, car ça va être très compliqué, il faut que l’on continue à rester très attractif. À la fois pour les jeunes issus du Pays Basque et du sud des Landes et puis aller chercher des joueurs Français qui ont envie de venir tenter l’aventure à Bayonne.

Quels sont les objectifs pour les espoirs cette saison?

Jouer le Top 6. Essayer de franchir les un ou deux matchs qui nous manquent chaque année. Ça fait deux ans qu’on finit très fort les deuxièmes parties de saisons ce qui nous laisse regretter de ne pas franchir le tour suivant. Puis avoir des joueurs qui vont titiller l’équipe première est l’objectif des espoirs et du centre de formation.

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